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Guide de l’étudiant expatrié au Canada – l’Université

Vous cherchez à émigrer au Canada pour vos études, en particulier dans la province de Québec ? Suivez le Guide de l’étudiant expatrié au Canada !

À noter que je ne suis pas partie dans le cadre d’un échange. Je me suis inscrite à titre d’étudiant étranger à temps plein, les formulaires et les démarches sont donc différents. Dans le cadre d’un échange, vous pourrez recevoir beaucoup d’aide du bureau des relations internationales de votre université/grande école.

Pour lire la suite : Guide de l’étudiant expatrié au Canada : l’installation.

Choisir son université

Dans un premier temps il faut choisir l’université. On peut entrer en Baccalauréat (équivalent de notre Licence), en Maîtrise (équivalent de notre Master) et en Doctorat. L’important n’est pas de choisir la meilleure université ou la ville dans laquelle on veut être mais bien de comparer les différents programmes offerts. Dans mon cas, le champ d’études dans lequel je suis ne compte pas énormément de programmes, le choix a été vite fait. Vous pouvez envoyer des demandes à autant d’universités que vous voulez, mais en gardant à l’esprit qu’il faut souvent payer pour voir son dossier traité.

Pour ce qui est de la Maîtrise en science au Canada, elle est assez semblable au Doctorat français. L’étudiant suit quelques cours, mais la majeure partie de son temps est consacrée à son projet de recherche. Il s’agit de travailler dans un laboratoire, sous la direction d’un directeur d’études, sur un projet qui est généralement décidé par ce dernier. On peut être subventionné par une bourse, attribuée par le laboratoire et/ou la faculté dont on dépend, ou par un organisme extérieur. Cependant il vaudrait mieux ne pas trop compter sur une bourse extérieure, dans la mesure où il en existe extrêmement peu ouvertes aux étrangers au niveau master. Il y en a bien plus au niveau du doctorat.

Pour entrer à l’université, il faut donc constituer un dossier : notes universitaires, C.V. (de préférence adapté au système d’éducation québécois), lettre de motivation et lettres de références/recommandation…  Cela dépend de l’université. Le papier le plus important est cependant la lettre d’acceptation du directeur d’études. C’est-à-dire qu’avant même d’envoyer sa demande à l’université, il faut d’abord démarcher des directeurs d’études potentiels.

Trouver un directeur d’études

La liste des chercheurs habilités à encadrer des étudiants pour un projet de Maîtrise est généralement disponible sur le site de l’université. Je vous conseille de copier/coller dans un fichier les nom et description des chercheurs dont les travaux vous intéressent puis de les trier par ordre de préférence. Ensuite, vous pourrez créer un mail type à envoyer à chacun d’eux. Idéalement, il peut être intéressant d’écrire un bref paragraphe personnalisé expliquant votre intérêt pour leurs recherches et offrir d’envoyer votre C.V., vos notes…

Généralement, si le chercheur est intéressé, il proposera un entretien Skype pour en discuter. Préparez-vous comme pour n’importe quel entretien d’embauche. Une fois la réponse positive obtenue, le directeur d’études doit fournir :

  • Une lettre d’acceptation,
  • Un résumé de votre futur projet de recherche,
  • Éventuellement une lettre attestant du versement d’une bourse et son montant.

Vous serez alors en mesure de soumettre votre dossier à l’université en échange de frais de traitement. Le délai varie selon les universités, mais généralement, si un directeur a accepté de vous allouer des fonds et de vous confier un projet, c’est que votre dossier est suffisamment bon et l’université n’a pas vraiment de bonne raison de vous refuser. Vous recevrez la réponse par mail et par la poste, avec deux lettres identiques, une destinée au MIDI (le Ministère de l’Immigration, de la Diversité et l’Inclusion) et une pour le CIC (Citoyenneté et Immigration Canada) : il s’agit de la lettre d’admission du registraire.

Demander son CAQ

Une fois accepté par l’université, la première étape pour avoir l’autorisation d’étudier au Québec est le Certificat d’Acceptation du Québec (CAQ). Il faut en fait recevoir l’autorisation de la province du Québec d’étudier sur leur sol. Ensuite seulement il faut demander l’autorisation du Canada, à travers le permis d’études.

Les papiers pour le CAQ sont à envoyer par la poste (environ 8 €), ils ne sont pas très nombreux. Il faut joindre entre autres la lettre du registraire destinée au MIDI et des preuves de capacité financière. Ces preuves peuvent être très variées : déclaration sur l’honneur de soutien financier de la part d’un proche avec une lettre de la banque attestant des fonds disponibles sur le compte, preuve d’un prêt étudiant, lettre de la banque attestant de vos fonds, etc. Il faudra encore payer des frais de traitement.

La liste exacte des papiers est fournie par le site du MIDI pour les demandes de CAQ, qui est au demeurant très bien fait. En tant qu’étudiant français, nous ne sommes pas tenus de joindre une preuve d’assurance maladie. En effet, les accords France-Québec font que nous sommes couverts par la RAMQ (on verra ça plus loin).

Une fois le dossier traité et accepté, vous recevez par courrier votre CAQ, avec une copie destinée au CIC, pour le permis d’études, et une autre pour vous.

Demander son permis d’études

Le permis d’études est fourni par le CIC, qui est une organisation fédérale (par opposition à provinciale dans le cas du MIDI). Il faut d’abord avoir reçu le CAQ pour faire la demande, il s’agit de l’un des papiers requis. La demande peut être exclusivement faite sur internet et les papiers sont scannés.

Là encore, le site internet du CIC est très bien fait, vous pouvez cliquer sur « Déterminez votre admissibilité » et remplir le questionnaire. Vous obtiendrez alors un pdf personnalisé vous renseignant sur toutes les étapes à suivre et les papiers nécessaires. Il vous faudra créer un compte MonCIC pour effectuer la demande. En plus des papiers d’identité et des preuves de capacités financières, il faudra :

  • Le CAQ,
  • Un formulaire d’informations sur la famille,
  • Remplir le formulaire électronique fourni par le CIC.

Dans mon cas tout du moins mais selon votre situation, cette liste peut changer. Une fois votre demande acceptée, vous recevrez sur MonCIC un pdf à imprimer. Ce n’est pas votre permis d’étude. Il faudra le présenter à la douane à l’arrivée sur le territoire canadien pour qu’on vous donne le véritable permis d’études.

L’assurance maladie (RAMQ)

Les démarches à effectuer à la RAMQ sont à faire une fois sur place. Cependant, il y a quand même des démarches à faire en France, avant le départ. En tant qu’étudiant français, nous bénéficions d’entente entre les deux pays qui nous permettent d’être assurés gratuitement par la RAMQ (Régie de l’Assurance Maladie du Québec). Sans ça, l’assurance maladie est d’environ 900$ par an ! Pour y avoir droit, il suffit de se présenter à la RAMQ avec le formulaire SE 401-Q-102 rempli par votre assurance maladie en France.

Là, la marche à suivre n’est pas très claire. Étant étudiante, j’étais assurée par la LMDE, qui m’a dit ne pas être habilitée à remplir le formulaire. J’ai donc dû me rendre à la CPAM dont je dépends, alors qu’une amie à la MEP a pu faire remplir le formulaire par ces derniers. Il vaut mieux éviter de s’en occuper au dernier moment, il m’a fallu prendre rendez-vous avec leur service des relations internationales, ouvert deux jours par semaine le matin seulement (véridique).

Une fois sur place, il suffit de se rendre à la RAMQ, de leur fournir votre formulaire rempli et une preuve d’inscription de l’université. En échange, vous recevrez la Carte Soleil (équivalent de notre Carte Vitale). Retrouvez ces démarches plus en détail dans la deuxième partie de cette série d’article, consacrée à l’arrivée au Québec.

Lire aussi : Guide de l’étudiant expatrié au Canada : l’installation

En conclusion

Ces démarches ne sont pas excessivement compliquées, mais elles demandent du temps et de l’organisation. Je répète qu’il s’agit de mon cas précis, certains détails pourraient changer selon la situation de chacun, mais ces informations peuvent déjà débroussailler le chemin. Les sites internet, que ce soit des universités, du MIDI ou du CIC, sont très bien conçus. Il ne faut juste pas avoir peur d’ouvrir 15 onglets dans son navigateur ! J’espère enfin que ce gros pavé pourra être utile à de futurs étudiants expatriés.

Signature Blue Ashes Travel

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Sarah est voyageuse et conservationniste. Sur Blue Ashes Travel, elle parle environnement et découvertes ! Elle vous embarque dans ses aventures à travers le monde et souhaite vous rendre le voyage et la conservation plus accessibles.

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