Guide de l'étudiant expatrié au Canada - l'installation

Guide de l'étudiant expatrié au Canada - l'installation

Dans cette deuxième partie du Guide de l’étudiant expatrié au Canada, on cause arrivée et installation ! Pour toutes les démarches, ne vous embêtez pas à savoir quels papiers prendre, prenez les tous.

Pour lire la première partie : le Guide de l’étudiant expatrié au Canada Partie 1 : l’Université.

Atterrissage

Un conseil avant le départ : s’inscrire à Accueil Plus. On s’enregistre très rapidement sur internet et on renseigne ses numéros de CAQ et de permis d’études, puis le numéro de vol. Cela permet d’avoir le dossier traité plus rapidement à la douane.

L’arrivée sur le territoire Canadien est saluée par un formulaire destiné à la police dans lequel on déclare les biens qu’on emmène (des pâtés français par exemple, true story) et combien de temps on reste sur le territoire (je me sentais maligne à écrire 730 jours). Une fois sorti de l’avion, on passe d’abord par des postes occupés par des policiers, auxquels on remet le papier rempli dans l’avion et le passeport.

Une fois ce premier barrage passé, on peut alors récupérer les valises, puis passer à la douane. Si vous êtes accompagné par votre famille par exemple, il n’auront qu’à présenter leurs papiers à l’agent de douane et aller vers la sortie. Vous par contre serez orienté vers une salle d’attente où on vous remettra le permis d’études, le tampon dans le passeport (grand moment) et quelques informations, carte de la ville et brochure de l’université par exemple.

Une fois le permis d’études en main, vous pouvez vous élancer sur le territoire canadien ! Il peut être intéressant de s’arrêter par le stand d’Accueil Plus, où vous recevrez beaucoup d’aide (avec le sourire), des cartes, des brochures et la possibilité de passer un appel vers la France pour prévenir votre famille de votre arrivée.

Étudiant expatrié : quelles démarches administratives ?

Le plus urgent une fois arrivé est d’aller à l’université finaliser son inscription. À cette occasion, on vous remettra une preuve d’inscription qui servira entre autres pour la RAMQ et pour profiter du tarif étudiant pour les transports en commun. Dans mon cas, la carte d’étudiant était envoyée par la poste.

Il faut ensuite se rendre à la RAMQ pour obtenir la Carte Soleil. Elle sera envoyée par la poste mais on vous donnera plusieurs papiers prouvant que vous êtes couverts par la RAMQ. Il faudra faire parvenir cette preuve à l’université pour qu’ils vous exonèrent des frais d’assurance maladie dans votre facture des droits de scolarité.

Si vous faites une Maîtrise ou un Doctorat avec un projet de recherche et/ou si vous souhaitez prendre un petit job, vous devez posséder un Numéro d’Assurance Sociale, ou NAS. La demande se fait auprès de Service Canada : vous devez leur présenter votre permis d’études, mais faites bien attention à voir, dès la douane, s’il est mentionné en bas de la feuille que vous êtes autorisé à travailler dans et hors du campus. Ce NAS est nécessaire pour la bourse et pour travailler.

Concernant les transports en commun, cela dépend de votre ville, mais dans mon cas le système est bien plus compliqué qu’en France. Plutôt que me pointer n’importe quel jour et payer un abonnement d’un an valable à compter de la date d’achat, on ne peut payer qu’au mois. De plus, l’abonnement court à partir du 20 de chaque mois, il faut donc acheter votre abonnement une fois le 20 passé, pour la période en cours. C’est peut-être différent selon les villes, mais n’hésitez pas à faire répéter l’agent autant de fois que nécessaire (ils sont très serviables).

Logement et factures

Concernant le logement, vous avez pu choisir un logement étudiant (je ne m’y connais pas dans ce cas) ou un appartement, seul ou en colocation. La location immobilière est bien plus simple ici qu’en France. On signe un bail certes, mais aucun papier n’est requis, pas de garant ni de caution. Les propriétaires peuvent demander une enquête de crédit (à leurs frais) qui consiste à interroger la Régie du Logement sur l’historique du locataire. En tant qu’étranger, une enquête de crédit n’est pas possible, on peut donc fournir les papiers qui nous paraissent adaptés, par exemple ceux fournis à l’immigration en tant que preuves de capacité financière.

Attention cependant, on ne peut pas quitter un bail en cours en donnant simplement un préavis comme en France. Il existe quelques situations précises pour lesquelles on peut rompre un bail avant la fin, mais sinon deux solutions existent : la sous-location ou la cession de bail, toutes les deux légales au Québec. Le site de la Régie du Logement donne à ce sujet beaucoup d’informations.

Au niveau des assurances, l’assurance maison n’est pas obligatoire, mais il peut être très utile d’en avoir une, les banques par exemples en proposent.

L’eau est gratuite au Québec et l’électricité est fournie par Hydro-Québec. L’idéal étant bien sûr un appartement où « le chauffage et l’éclairage », comme le veut la formule locale, sont inclus dans le loyer.

Concernant internet et le téléphone, c’est effectivement bien plus cher qu’en France. Je sais qu’il est rassurant de chercher sur internet, mais j’ai eu beaucoup de difficulté à trouver. L’idéal selon moi est d’aller dans une galerie de centre commercial et faire tous les stands de téléphonie/internet présents et demander à chacun leur meilleur deal, ils sont très disposés à créer une formule à votre convenance pour peu qu’on ose insister. Il est intéressant de cumuler internet et téléphonie mobile si vous avez besoin des deux (c’est ce qu’on appelle les combos). La carte prépayée n’est intéressante que si vous comptez passer peu de temps dans la province, ce n’est pas une solution pour des études sur le long terme.

En conclusion

Je ne peux que conseiller de faire ces choses le plus rapidement possible, au risque d’exploser votre forfait français et gâcher plusieurs jours à faire l’aller-retour entre les différentes institutions. Parce qu’évidemment, vous avez besoin d’un papier donné par l’institution A , qui a d’abord besoin du papier de l’institution B (tout ceci étant bien sûr de l’histoire vécue), etc..

Si vous vous y prenez dans les temps, tout se passera simplement et vous serez une ou un fier étudiant expatrié au Canada !

Bon courage !

Sarah Ash

Signature Blue Ashes Travel

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2 Comments
    1. Ca me fait super plaisir qu’il te serve, il est là pour ça 😉 Profite bien du canada !
      N’hésite pas si tu as d’autres questions

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